Infirmière genevoise au chômage

CLARA            

Une Infirmière en Nolandie©*   

JOURNAL  D’UNE INFIRMIERE AU CHÔMAGE  IDE, PSY, 57 ans ; 36 ans de diplôme  ( depuis l’an dernier j’ai pris, comme tout le monde, un an de plus :)   

NOLANDIE©* pays imaginaire existant cependant en Europe mais non inclus dans la communauté européenne; et depuis que le chômage est institutionnalisé.

CHOMLAND©  lande délimitée, gardée mais sans gardes-frontières, avec tous les obstacles … & Tous droits et non-droits réservés 

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Voici une grande dame  pour votre plaisir :) 

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TRANCHE DE JUSTICE 

Ä la suite du jugement qui vient de tomber de la part du Tribunal habilité à trancher dans un désaccord avec l’Office Cantonal de l’Emploi ; j’ai appelé hier vendredi et parlé avec l’assistante du directeur lequel s’était présenté personnellement à l’audience en juillet. Il avait certifié à la juge qu’il s’engageait personnellement à me procurer un emploi cantonal et que le 27 juillet tout serait réglé. Il partait en vacances après.Le délai fixé par la Cour était au 27 août.Entre-temps j’ai reçu deux courriers où deux conseillers me fixaient rendez-vous non pour un travail mais pour reconstituer tout le dossier. Il était précisé dans ces courriers. De : « ne pas venir accompagnée des enfants? » ! Or le dossier existe déjà depuis deux ans, il n’y manque pas un papier. Seulement il est archivé. M’en tenant à l’engagement de me trouver un travail et ne voulant pas prêter le flanc encore à leurs ironies, mépris et remarques désobligeantes, insultantes, je n’avais pas répondu, lâchant prise complètement et ne voulant pas écrire à la juge cette façon étrange des collaborateurs de l’Orpe* de traiter les gens et leurs dossiers. Je ne voulais pas jeter de l’huile sur le feu et je me suis tue. Ils me faisaient courir sans cesse, traversant Genève, de trams en bus et à pieds pour retourner chercher la feuille qu’ils ne me donnaient pas lors de la dépose des recherches d’emploi. Pourtant elle était prête. Il arrivait aussi qu’ils m’écrivent disant que je n’avais pas déposé mes recherches d’emploi alors que c’était déjà fait. J’avais dès le départ de mon inscription à l’office de l’emploi, pris l’habitude de garder toujours une copie de l’original que je déposais et que je faisais tamponner aussi pour moi. Cette fois-là j’y suis donc retournée avec la copie de ma dépose en question. Ils ont voulu la garder. J’ai insisté pour la reprendre leur proposant d’en faire une copie. J’ai aussi récupéré la lettre où ils disaient que je n’avais pas fait la recherche en question. Elle l’avait déjà mise à la corbeille et j’ai insisté pour la reprendre. Cela n’a pas plu. Là des remarques méchantes ont fusé et encore plus quand, en toute bonne foi, j’ai proposé de travailler à leur faire du classement s’ils avaient du retard? Ce soir à 19 heures mon téléphone sonne : appel privé. J’ai dû redemander qui et réalisé alors que c’est un des grands patrons de l’OssE*. Au courant d’un bruit de cloche seulement, pour lui j’avais refusé l’emploi cantonal que l’on me proposait. Explications de ma part : leurs convocations étaient non pour me proposer comme promis un poste mais pour refaire tout le dossier archivé sans doute à l’autre agence. Il ne savait pas tout ça et il a promis de rappeler après avoir vu ça avec le directeur local.J’ai attendu toute la journée que l’assistante de ce directeur me rappelle pour me tenir au courant de ses démarches. Le mal-être  a duré tout le week-end jusqu’à ce mercredi.  Ainsi le PDG se dérange à la fin de sa journée pour se renseigner sur le pourquoi du comment de quoi une chômeuse veut lui parler. Si c’est sincère, c’est un gros point positif de nos dirigeants. Y a p’t'ète de l’espoir en vue, même si le gros lard le prend mal lui et ses acolytes. Personnellement leurs états d’âme ne me troublent pas, ils me soulèvent d’indignation et de colère car ils ont tant et tant de mépris pour les chômeurs. On est du bétail à gérer pour eux. Notre vie et le drame au quotidien n’existent pas pour eux.  Dès 8h30 le matin du lendemain, c’est-à-dire hier mardi 9 octobre, je reçois un coup de téléphone de la conseillère me fixant rendez-vous pour la fin de la matinée, je dis oui. Dix minutes après elle me rappelle : le dossier est à l’agence précédente, archivé, je dois y aller. Là-bas ça ne se passe pas très bien ni aussi facilement que Mme le prévoit. Ä l’accueil il refuse de la rappeler et se protège derrière le règlement. Je proteste et demande à voir le directeur général. L’un des réceptionnistes rigole. On me conduit en face (toutes les portes sont blindées et s’actionnent depuis un portier central au fond d’un bureau dans la salle où les chômeurs viennent pointer. En face, une employée me fait entrer dans un bureau. C’est l’adjoint à la directrice du service. Je reste debout et explique ce que l’on attend de l’agence de Rive. Je pose quelques questions et apprend que le dossier n’est jamais allé aux mesures cantonales : il était déjà archivé depuis l’agence Dérive* et probablement par la conseillère qui a eu ces mots malheureux mais qui ont le mérite de la franchise; ce qui en soi, peut être vu comme une marque de respect. Elle a dit avant de partir pour préparer son spectacle « on woman show » que j’eu la surprise de découvrir tandis que je me battais pour bénéficier des mesures cantonales ; elle avait dit : «  grâce à vous (moi et les autres chômeurs) j’ai mon salaire à la fin du mois ! » Depuis elle, d’autres me l’on redit.  Comment peut-on se sentir en entendant cela ? Très mal, on se sent diminué, dérisoire,  on est rien du tout. J’ai rehaussé le coup et paré le choc en répondant : «  il faut bien s’entraider ; on a tous besoin les uns des autres? ». Sa phrase je l’ai ressortie au tribunal à l’audience, comme j’ai brandi aussi la feuille du mois de mai sur laquelle il était écrit au crayon à papier en haut à gauche : « la D.E en a ras-le-bol / Malade ? Dépression ». Je croyais d’abord que D.E voulait dire la Direction de l’Emploi mais en fait c’était de moi qu’il s’agissait : DE veut dire « Demandeuse d’Emploi ». Questionné par le juge sur cette phrase le directeur de l’agence a été tellement surpris qu’il a baissé la tête, a rougi, bafouillé et fini par dire : « c’est des réflexions qui circulent en interne ; ils ont oublié de l’effacer ! ».  

INFORMATIONS SOUS SEQUESTRE 

Hier je suis donc retournée à la réunion de 13h45. La partie gauche de la salle était peuplée de personnes. C’est là qu’on a attendu. Ensuite on nous a indiqué de monter au troisième étage. Arrivé en haut de l’escalier, le « garde réceptionniste » nous a réclamé nos feuilles : « on vous les rendra signées à la fin de la séance d’information ».  On entre, on s’installe. J’étais très mal, prête à éclater pour le temps perdu et l’inutilité. Je dis que c’est la 3ème ou 4ème fois que j’ai déjà fait ce genre de séance. Un monsieur devant moi, lève aussi la main disant qu’il est déjà venu 4 fois. La déléguée à l’information dit que malheureusement nous devons quand même assister et rester jusqu’à la fin. J’apprends beaucoup de choses dont je me doute mais sans avoir entendu de témoignage : une dame raconte la façon dont elle travaillé sans être déclarée pendant quatre mois pour un salaire de la main à la main dans un restaurant de Genève. Je murmure à ma voisine : «  Qu’elle dise le nom de ce resto, comme ça on n’ira jamais ». Une toute jeune fille à côté de moi, une jolie indienne, approuve.  Beaucoup de questions, des situations injustes criantes, l’exploitation par des profiteurs et des esclavagistes est étalée mais nous les chômeurs on connait déjà tout ça, mais ça soulage d’en parler en public et témoigner.  Ä la fin chacun vient récupérer sa feuille pour la faire signer. C’est là qu’on apprend qu’on doit attendre que l’on vienne nous ouvrir pour sortir ! Nous avons été enfermés de l’extérieur ! Les gens ont été si choqués que plus personne n’a bronché; silence total. J’ai dit alors : «  nous sommes otages et nous ne le savions pas ! C’est quoi ça? ». Une jeune femme dit : «  même à la crèche de mon fils, ils ont plus de liberté ! On ne les enferme pas ». Le même garde est revenu ouvrir de l’extérieur. Avant, la conférencière avait insisté pour la signature des feuilles de présence car il y manquait des signatures. Je me suis demandé si elle n’allait pas pousser jusqu’à nous demander nos papiers d’identité. Elle a hésité mais elle ne l’a pas fait. La porte enfin ouverte, nous sommes descendus lentement, certains avaient la tête baissée et j’ai senti qu’ils étaient comme moi, en état de choc d’avoir su, à postériori, qu’ils venaient d’être enfermés durant plus d’une heure, sans le savoir, et de l’extérieur ! Me retrouvant dehors, j’avais du mal à réaliser ce qui venait de se produire.  Téléphonant ensuite à Mme Poivre que je dois rencontrer demain. Je lui contais ce qui venait de se produire. Elle a dit alors : -« ici on n’enferme personne, les gens circulent, les portes sont ouvertes !…

 Enfermer les gens cela doit faire partie du nouveau règlement.  

PEUR PLUS GRANDE QUE LA COLERE 

Quand on subit ces maltraitances, on se sent pire que de la merde, on se sent en danger physique. Des images sortant tout droit d’un mauvais film. une peur-angoisse continue de m’étreindre, évoquant des images de ce que je n’ai pas connu pourtant mais c’est pareil à ce que l’on raconte sur les nazis, ont pollué mes pensées, tant j’ai pris peur, prenant conscience d’un seul coup combien il est facile de disparaître surtout quand on est seul(e). On en a des exemples tous les jours de disparition, enlèvements, séquestrations, etc. Cette nuit j’ai été réveillée en sursaut et en me levant en retard d’ailleurs suite à une nuit blanche, je ressentis très nettement la terreur qui sourdait encore à l’intérieur de moi. Des questions fusent, que dois-je faire, y aller seule ou accompagnée et par qui ; ou alors faire semblant que quelqu’un m’attend? Etc. j’ai peur et je n’ai pas honte de le dire.  Finalement j’ai pris le téléphone et appelé le tribunal cantonal qui avait rendu ce jugement. En discutant avec une greffière, qui ressortit le jugement devant elle à l’écran ; je lui racontais cet enfermement collectif hallucinant de la salle d’information, porte fermée à clé depuis l’extérieur ; lui fit part de la vraie situation du classement sans suite fait entre temps sans que le Tribunal soit averti et ma position de silence au délai imparti d’objection à la volonté de l’office de placement de se charger de me trouver un emploi. Je me suis dis que si c’est un coup monté chez eux, ils n’en avertiraient pas le tribunal. C’est ce s’est produit. Le jugement rendu me donnant raison, je suis retournée immédiatement pour le faire valoir et exécuter au-delà de leur volonté de l’archiver depuis leurs services.  

JAMAIS LE PROFIL

Jeudi 11 octobre 07

Rendez-vous avec la conseillère à 11h. Nous avons déterminé de rechercher un emploi administratif. Quelques coups de téléphone pour rien car il est déjà midi. Dans l’après-midi elle me rappelle et je retourne (tous les frais de déplacements sont à ma charge). Feuille de route et rendez-vous pour un poste de commise administrative à la protection de l’enfance. Je me présente le lendemain, j’ai re-préparé un dossier avec des titres et copies de diplômes etc. A l’entretien, cela ne lui suffisait pas. Des questions personnelles sur ma vie privée. Une seule question à laquelle je n’ai pas voulu répondre disant que l’entreprise ne tenait pas à se faire connaître. Grande insistance. L’entretien a duré quarante minutes. En partant je savais déjà que c’était négatif, car les réactions de mon corps étaient éloquentes : j’en ai pleuré. Je savais déjà car elle n’a pas voulu dire tout de suite si elle était d’accord ou pas. J’ai dit que je devais rendre un papier signé à la conseillère avec la décision mentionnée. Elle a refusée répétant qu’elle aimait bien réfléchir seule un moment avant de se décider. Toute-puissance et pouvoir peuvent tout faire faire et tenter de faire admettre leur choix et leur vouloir perso même quand de la main d’œuvre gratuite leur est offerte. De qui se moque-t-on ? Du chômeur ou du placeur ou des deux ? Dans ce cas précis le placeur c’est l’Etat lui-même.  Dans l’après-midi j’ai reçu un coup de téléphone de la secrétaire de madame la directrice qui n’a pas eu le courage de délivrer elle-même le message de la négation. J’ai demandé alors qu’elle me faxe la copie du document laissé avec écrit le motif du refus. Je ne lui ai pas fait l’honneur de lui dire que je savais déjà.  Elle a mis le temps mais elle l’a envoyé. Je l’ai instantanément dirigé vers la conseillère par fax également. J’ai attendu l’après-midi mais elle-même n’a pas appelé. On verra lundi.  En trois jours les dépenses de mes déplacements ont dépassé le plafond du supportable, d’autant que je pouvais prendre un billet pour la journée car les déplacements successifs n’étaient pas prévus mais se sont fixés au coup par coup par la conseillère. Ces frais le service des mesures cantonales n’en a cure et ne tient pas à les connaître. En définitif mieux vaut que je postule pour un poste d’infirmière dans un Ems. Et c’est ce que je vais lui dire dès lundi.

PERTE PROGRAMMEE

Les mois où j’ai travaillé ne sont plus pris en considération dans le calcul pour une indemnisation chômage future. Le temps de faire les recours rejetés à maintes reprises (système voulu pour faire baisser le taux de chômage dans les statistiques?) et le forcing jusqu’au tribunal qui a accouché d’une décision dont il s’avère qu’elle est plus monstrueuse que le classement sans suite dont je faisais l’objet à l’ORPe. Décision qui a duré 13 mois et les mois où j’ai travaillé ne sont plus pris en compte ; périmés pour le calcul d’indemnités chômage. Je dois tout recommencer dans un poste durant un an pour pouvoir me réinscrire au chômage, car il n’y a pas d’autre alternative surtout pour les plus de cinquante ans. Quand on est pris dans ce système, il n’y a aucune possibilité de pouvoir en sortir. Déjà les jeunes y sont piégés et leur vie se déroule dans ce système. Au mieux, quand ils ont affaire à un ou une conseillère consciencieuse qui respecte ne serait-ce que ses obligations professionnelles ; on navigue de travail précaire en travail temporaire, jusqu’à totaliser enfin un certain nombre d’heures pour un retour aux allocations chômage. Pendant tout ce temps on entretient le système de recherche d’emploi qui en général donne peu de résultats et à la moindre absence ou retard de dépôt de ces recherches, les menaces et les représailles pleuvent avec la diminution voire la suppression des indemnités quotidiennes. Si on a le malheur d’être étranger, trop jeune, peu qualifié ou trop, on court pour le vide et dans le vide ; devenant un élément indispensable aux employés qui ne vous placent absolument pas ni ne recherchent rien du tout pour vous si votre tête ou votre façon d’être ou de vous habiller ne leur plaît pas. Ou simplement comme ça parce qu’ils n’ont pas envie de se fatiguer, du moment qu’ils vous rencontrent une fois par mois. En écrivant un rapport dont le contenu vous demeure inconnu alors qu’il s’agit de vous, ils justifient leurs heures de bureau et assurent leur propre salaire ; et en avant, tourne manège ! Avant de classer votre dossier sans vous en informer bien sûr (cela vous l’apprenez des mois plus tard), ces chers fonctionnaires vous disent : « …grâce à vous moi j’ai mon salaire à la fin du mois! ». J’avais répondu à cette conseillère, surmontant la sensation que j’ai eue, atroce et abominable d’annihilation, de négation pure et simple. Dans un sursaut de sauvegarde, j’ai dit : « si je vous ai été utile tant mieux : on est tous complémentaires, on a tous besoin les uns des autres? ». Elle n’en avait rien à foutre de ma réponse : elle n’a même pas compris de quoi je parlais. Elle était déjà partie, heureuse de son salaire et toute accaparée par de nouveaux objectifs : son prochain one-woman show dont j’apprendrai l’existence de manière tout à fait fortuite par un article dans le GHI, vantant le fait que l’office de l’emploi avait aussi sa vedette. J’ai envie de dire et de l’écrire : SALOPE ! Elle m’a mise dans la merde et elle s’imagine sans doute pouvoir bâtir un succès même passager ou une réussite quelconque en prenant ma vie comme tremplin, estrade pour se vanter en me marchant dessus ; pour accéder à quelque chose qui comblerait son vide existentiel et la ferait paraître aux yeux des autres. Ça jamais elle n’y parviendra et de toute façon elle n’a aucun talent pas même l’ombre de l’écho du simple mot talent.  C’est ainsi que j’ai trouvé des réflexions peu amènes à mon sujet écrites sur les feuilles jaunes. Ils me faisaient revenir plusieurs fois et au moins deux fois si ce n’est plus, tout en m’écrivant que je n’avais pas déposé mes recherches d’emploi du mois écoulé. J’ai l’habitude de garder toujours un double, et trace de tout document que je communique ; de noter tout ce que je fais ou presque, au quotidien. Je gardais donc une copie de mes recherches d’emploi, et en remettant l’original, je demandais le tampon de la remise sur l’exemplaire que je conservais pour moi. Ainsi, ne pouvant jamais me prendre en défaut, cela a certainement ajouté à la rage de certains voire leur haine quand je leur démontrais que ma feuille était déjà dans leurs mains. Ils perdaient souvent mes feuilles et je devais y répondre en renvoyant une copie ou y retourner. La dernière fois, en fin juin, j’y suis retournée : ils ont voulu garder ma copie tamponnée avec la date. J’ai dit qu’ils fassent une copie. La lettre où ils disaient que je n’avais pas remis mes recherches d’emploi, ils l’avaient mise à la corbeille. Je l’ai réclamée aussi et récupérée. Et cela a fortement déplu ; en réponse j’ai eu tous les sarcasmes, les ironies méchantes et les moqueries : ils se sont mis à plusieurs.  La minorité l’emporte  On assiste maintenant au phénomène d’agent contagieux mentalement qu’une minorité du peuple votant fait passer les décisions concernant une voire plusieurs lois et un grand nombre de personnes mais qui n’ont pas droit au chapitre. Cette façon déloyale de ne point prendre en compte la voix de la majorité silencieuse était un trait inhérent à la politique bananière de certain colonisateur d’à côté.

“Tout arbitraire qui n’est pas combattu, prend allure de légalité” (citation)

Ainsi 40% de la population qui vient de se déplacer pour prendre position afin de supprimer les emplois temporaires aux chômeurs vient de faire adopter la décision alors que 60% de la population ne s’est pas même déplacée à Genève.

L’extravagance, l’outrecuidance du mensonge stipulant que : tout absent a tort, tout silencieux n’a rien à dire, qui ne dit mot consent et les victimes ont tort, surtout les morts, la minorité qui court voter l’emporte.

 C’EST QUOI UN EMPLOI TEMPORAIRE?…

Les emplois temporaires consistent à placer un ou chômeuse pour le temps qui lui manque afin de pouvoir recréer un nouveau délai cadre totalisant 12 mois lui rouvrant des droits aux indemnités chômage. En soi déjà c’est un système vicieux qui enferme le chercheur d’emploi et le garde otage et propriété de l‘office de l’emploi et par voie de conséquence du chômage. Combien de ces chers fonctionnaires m’ont dit apprécier ma situation de chômeuse car grâce à moi, eux avaient un travail.

Maintenant ces emplois sont supprimés par le pouvoir de la votation de moins de la moitié de la population qui s’est déplacée aux urnes ce 17 décembre 2007. Comme “là-bas”, on fait maintenant des votations ici au moment où le peuple a des préoccupations autres : à l’approche des vacances, des fêtes de fin d’année, ou de la rentrée. Les places de fonctionnaires d’état sont occupées en majorité par des frontaliers : plus de huit mille postes de fonctionnaires d’état sont entre leurs mains ! C’est ainsi que 65% de la population de Genève se retrouve inscrite à l’office des poursuites. Quant au chômage endémique des Genevois, il avoisine en réalité les quatorze voire quinze pour cent de la population globale.

A la rentrée de Février 2008, l’office cantonal de l’emploi prévoit au vu de cette suppression des emplois cantonaux, une explosion de l’hospice général, les gens n’ayant ni travail ni même l’espoir de pouvoir en décrocher un, toutes les places étant occupées par les frontaliers, iront et dépendront directement de l’assistance publique ou d’autres services cantonaux de prise en charge se substituant aux caisses de chômage.

A l’EMS du joli nom d’un petit insecte en voie de disparition, et c’est le cas dans la plupart des EMS genevois surtout attenant aux frontières ; tous les postes fixes sont entre les mains de frontaliers. Les infirmières ont toutes le droit de pratique et leur adresse déclarée sur Genève est celle de l’établissement en question. Elles font toutes entre cent et deux cents kilomètres par jour pour occuper le travail des infirmières et aides-soignantes et autre main d’oeuvre genevoise. Leur véhicule reste immatriculé en France et aucune taxe ni contrôle de quelque nature que ce soit des services de la navigation qui ne les inquiètent ni même sont au courant de leur présence quotidienne. Prés de soixante mille véhicules frontaliers passent ainsi dans Genève quotidiennement et au moins deux fois par jour. Les trams sont bondés dès leur départ depuis la douane de Moillesüllaz. La pollution par les particules fines est maximale dans le canton de Genève. Quant aux services de la Santé et  de l’Etat, ils n’ont jamais autant parlé de promotion de la santé et de la solidarité faisant une chasse privilégiée aux fumeurs dans la plupart des lieux publics sans que les pollutions dues aux véhicules des frontaliers soulèvent le moindre pan de discussion. Un nouveau parti politique avait suggéré il y a deux ans, de taxer les véhicules des frontaliers et a soulevé un tollé général des plus rares mais juste de quoi noyer le poisson et plier le projet de loi aux oubliettes des guerres intestines qui rongent les partis par les rivalités dues aux ambitions de leurs membres du bureau.

Votations du 16 décembre 2007
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La Loi sur le chômage c’est la suppression des emplois cantonaux et la suppression des chômeurs des statistiques du chômage. En février 2008 on annoncera une diminution spectaculaire des demandeurs d’emploi. Ils seront tout simplement à l’hospice général où ils grossiront le flot des demandeurs d’aide.

De chômeurs responsables de leur état ils seront mis en évidence pour mieux être montré du doigt comme assistés, à la charge de l’Etat, mendiants de luxe, cachés, vivant sous contrôle et rendant compte du moindre centime qui leur serait accordé. La sous-vie est un luxe qui n’est pas donné à tous et la pauvreté qui ne se montre un privilège.

Assister, aider un citoyen c’est contrôler sa vie. Pour réaliser ce contrôle l’état passe aussi par cette suppression des emplois cantonaux.

Les emplois cantonaux qu’en est-il ?

C’est de la main d’œuvre gratuite pour les entreprises qui acceptaient d’employer un chômeur. Beurre et argent du beurre et « aussi la confiture madame » selon l’expression d’un infirmier frontalier promu directeur de merde, le plus souvent les membres de ces entreprises ne se gênaient pas pour faire subir des harcèlements aux chômeurs placés ; les sous-employer ou les affecter à des tâches difficiles voire au-delà de leurs capacités quand ce n’est en decà.

Avec un chômeur et sur un chômeur tous les droits cessent d’exister. De droits la personne au chômage n’en a plus. C’est juste un numéro, un dossier à gérer et quand on est au chômage on n’en sort plus. Définitivement acquis au système, au mieux on reconstitue un délai-cadre et on retourne au chômage. La vie sous contrôle, la vie au rabais, le quotidien qui se compte au centime près, faire gaffe à ce que l’on va acheter pour le repas. Le soir il y a toujours des aliments au rabais. On a intérêt cependant à les cuisiner immédiatement en rentrant car ils sont limite quant à leur fraicheur. Sinon on fait comme moi, un repas par jour, le soir de préférence car dormir avec un estomac vide favorise les insomnies. Moins on mange moins on a envie de manger, le corps s’y habitue et l’estomac rétrécit. C’est une bonne chose en soi. Bien des dirigeants qui ne craignent pas de montrer leur face rubiconde, leur calvitie pour cause trop de graisse sous la peau, leurs mentons multiples de peau flasque et leur gros bide devraient méditer et s’exercer au “régime alimentaire du chômeur”…

J’en ai vu et entendu de ces situations et des discours des placeurs de l’état qui disaient :- « tenez bon, c’est juste pour quelques mois ou quelques semaines, selon, et puis après vous repartez avec un nouveau délai-cadre… »

La solution des emplois cantonaux loin d’être idéale était limite du mépris du professionnel se retrouvant au chômage; mais ça permettait de remettre “la main à la pâte”.

Les salaires étaient justes calculés pour ne pas crever de faim et nécessitaient même dans la plupart des cas, l’aide complémentaire des services sociaux pour joindre les deux bouts comme on dit ; et cela sans aucun luxe ni sortie, si repas au resto ou sortie au spectacle ou quelques cinémas… juste de quoi sous vivre à cheval entre deux mois… et si besoin s’habiller chez Caritas qui fait aussi des soldes (on y trouve d’ailleurs de jolies choses et je paie mes livres de poche cinquante centimes). Le diable est un bienheureux on n’arrête pas de le tirer par la queue AHAH!! ;))

Pour un temps plein les salaires s’échelonnent de 3300Fr. à 4500Fr. brut. Le seul avantage étant de retrouver une situation « normale » de travailleur vis-à-vis des caisses de cotisations, impôts, assurances, institutions d’état etc. mais avec l’humiliation de déclarer gagner aussi peu. On est ce que l’on gagne et un professionnel qui est si peu payé est un professionnel qui ne vaut rien. Dans l’esprit de tous consciemment ou non, c’est à ce genre d’attitude que ces salaires indécents font appel. Dans un CV ou une déclaration d’impôt porter son  titre d’infirmière spécialisée avec droit de pratique sur le canton de Genève et stipuler 2792Fr. de salaire à temps plein est un gag. On vous regarde comme si vous étiez tombée d’une planète inconnue, en extra-terrestre ou si vous vous moquiez. Alors vous baissez la tête et vous rapetissez encore plus si on vous demande si c’est un salaire à temps partiel et que vous répondez :- « non ! Je travaille à temps plein… et c’est mon salaire pour 173 heures dans le mois».

L’employeur qu’est l’état ne protège en rien les chômeurs qu’il place et le mobing dans les entreprises où sont casés ces chômeurs chanceux, va bon train. On peut tout faire sur un chômeur : dans l’entreprise on lui dit déjà qu’il ne fait pas partie du personnel ! Mis à l’écart et son travail n’est jamais apprécié ou si peu : il n’est rien et on est bien content de le remercier en fin de son temps accompli et à la veille de retourner s’inscrire au chômage pour repartir dans un nouveau cycle. Au suivant. Combien de chômeurs ont fait tourner combien d’entreprises au bénéfice unilatéral des dites entreprises sans que celles-ci créent ne serait-ce qu’un seul emploi à l’issue de la période de placement cantonal.

A Vot’ Bon cœur M’dame 

Je dois absolument écrire à cette dame qui m’a mise à la porte au moment où je venais reprendre mon service.

Mes heures supplémentaires ont été refusées de paiement par mon employeur. Comme on n’a droit qu’à un nombre réduit d’heures sup. le nombre excédentaire effectué ne sera pas payé. Sur les 70 heures faites en deux mois et dix jours, peu seront en fait payées et d’après ce que l’on m’a déjà annoncé, pas du tout. Pour l’instant c’est zéro. Pensez donc à 19,05 Fr. CH brut de l’heure pour une infirmière IDE et spécialisée en psychiatrie donc un niveau supérieur avec 35 ans de diplôme, me payer encore des heures sup. risquerait de me rendre riche !

L’heure supp. est payée 6.55Fr d’après ce que je viens de voir sur le dernier bulletin de paie, et on m’en a payée 17,67 se rapportant aux week-ends d’après le planning. Ce qui m’a fait un surplus de 115.75Fr brut. Il me rester de quoi payer un abonnement de 1 mois aux Tpg. Genevoise et au chômage je n’ai pas droit (aucun chômeur d’ailleurs) à une réduction des transports en commun. Les frontaliers eux, ont le P+R, parking de la voiture et accès à tout le réseau Tpg sur tout le canton.

Il me reste donc 52.33 heures à tenter de me faire payer mais je risque de ruiner la caisse de l’Etat. Quelques deux cents francs, une goutte qui me sortirait un court instant de la mouise : je crois que ça va poser un problème. Enfin je le dois et je me dois de les réclamer après ils ne pourront pas dire que c’est moi qui me suis abstenue de demander ce qui me revient.

Voici ma fiche de salaire : rien n’interdit de la publier. Car c’est tellement incroyable d’être payée ainsi que bien des gens qui en entendent parler ne le croient pas.

Que ces messieurs qui multiplient leur important salaire par 2, 3, 4 voire 600 fois, le voient. Mais ils n’en ont rien à faire, je crains même que cette révélation soit répréhensible à leurs yeux tant c’est scandaleux, arbitraire, indigne. Les mots ne suffisent pas. Alors voyez et méditons ensemble à défaut de prier car il n’y a personne de ce côté-là. N’en déplaise à ceux qui veulent nous faire avaler des couleuvres. Pauvres bêtes ! Je parle des couleuvres bien sûr. Quant aux autres il faut écrire le mot Bête avec une majuscule et singulier comme le sort qui est fait aux chômeurs. Mais non, tu divagues !

c’est de la solidarité ! T’sais pas lire ?!

Avec un tel salaire, moi je pars au soleil !

Ouais ! On peut toujours rêver ; comme la petite fille aux allumettes le soir de Noêl. Tiens c’était justement pour Noêl : et notre sale-air© a été versé un peu plus tôt… ils étaient en congé ensuite.

Dans l’organisme même, des postes de travail tournent avec des emplois cantonaux. Des conseillers ont le même sort que les chômeurs : chômeurs casés comme conseillers et placeurs de … chômeurs ! Yesss !

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Salaire brut pour un temps plein : 3301.95Fr. CH / infirmière diplômée, spécialisée, trente ans de diplôme…

Retenues sur salaire : 23.77%.

Salaire net décembre 2007 : 2897.35Fr.CH dont paiement d’une partie des heures supplémentaires… voir plus haut

Pour tout faire et tout payer….

Il nous reste alors moins de 3 francs par jour pour manger à deux… ouf ! J’avais peur de grossir.

1Fr. chacun et des piécettes blanches qu’il faudrait que je laisse dans les petites boîtes chez MacDo… Zut j’oubliais complètement qu’avec deux francs on n’peut même pas s’payer un simple hamburger ou alors attendre : à la fermeture ils liquident les derniers. Mais alors se pose le problème d’y aller : on n’a pas de quoi payer le tram jusque-là. Bref on tourne en rond. Il vaut aller se coucher car comme disait l’autre : « qui dort dîne ». On peut entendre aussi « qui dore dîne » au soleil de l’espérance folle qui console, car « est ce père rance fol et con-sole© ». Les yogis cherchent le secret du prana : on le trouve quand on est au chômage, car on se nourrit de l’air du temps et on voyage en tapis volant… Tout est magique quand on est pauvre et c’est bien cela que les riches nous envient : c’est d’être pauvres et rester gais !  Y’a un oiseau qui éclate de rire ce con et du coup ça me fait penser que les oiseaux vivent ainsi, au jour le jour. C’est sûrement de cela que l’autre parlait, qui a « cru s’y fier » et s’est fait crucifié… mais tout le reste j’y crois pas, j’y crois plus. A force d’avaler les pilules et se faire servir l’opium du pauvre à coup de prières et d’ostensoirs, des pauvres en mal de croire à quelque chose ou pollué par une éducation gavage, en viennent aux vraies drogues. Celles-là au moins elles leur procurent un état X. qu’eux seuls connaissent.  

Si les riches me paient bien je suis prête à leur vendre mes secrets : il y en a ; car c’est tout un Art : « être pauvre et être bien ». Je crains cependant qu’ils ne soient mauvais élèves : ils ont perdu leur âme.

Mais ils n’emmèneront rien avec eux. Némésis est une grande fille patiente mais juste et qui voit les choses de haut ; qui garde l’espace, supervise le temps et filtre jusqu’à la dernière porte, tout en regardant avant et après le moment où tous sont rendus au même état, au même endroit, semblables et nus.

D’aucuns diront, « oui mais, en attendant ils vivent bien » ! Du moins ils le croient. Il ne faut pas discuter aux riches leurs richesses ça les angoisse et il ne faut pas déniaiser les cons.

Vingt ans c’est pas bon,

Cinquante ans c’est mauvais

Voici la règle des grosses têtes, ceux qui s’accaparent jusqu’à l’obole du mendiant… :

-          « face tu perds, pile je gagne©». C’est la règle d’or des enfants de Caïn,  “les saigneurs de ce monde (”mon-de/de-mon©”.

ou celle des assureurs (c’est un assureur lui-même qui me l’a appris : « lors d’un sinistre, on fait un audit et la seule question qui se pose c’est : comment on peut faire pour ne pas payer ! » 

L’un des éléments au préjudice d’un travailleur et décourageant l’embauche des quinquagénaires est le taux élevé de la cotisation à la LPP pour la retraite. D’après le bulletin de salaire publié, elle s’élève à elle seule à 14,25% du montant brut du salaire de base.  Bien entendu sur ce salaire minable, abominable et indécent, il faudra prévoir encore le paiement des impôts ! Autant dire que le budget se retrouve à moins 50% de ce qu’il devrait être puisque le salaire décent et presque normal pour une infirmière est d’au moins 6310FR. brut au départ de sa carrière.

Ceci ajouté au savoir et à l’expérience qu’il faudrait rémunérer et vous avez tous les ingrédients pour ne pas engager une personne de cinquante ans et plus avec un maximum d’annuité c’est-à-dire pas moins de dix ans pris en compte pour le calcul du salaire.

C’est pourquoi je viens de recevoir encore deux réponses négatives à mes candidatures avec retour de mes pièces, l’une pour un temps partiel dans le canton de Vaud, l’autre dans un EMS genevois.

A partir de là toutes les manœuvres de dévalorisation et de rejets, jusqu’à l’atteinte à la personne du chômeur ou demandeur d’emploi d’âge mature comme on dit et à sa dignité, deviennent quasi inévitables. En matière de cruauté, de mauvaise foi, malice et malhonnêteté le genre humain est inépuisable, il ne manque pas de Ressources Humaines inhumaines.

Sur l’air de la chanson de Marie-Paule Belle « la parisienne… »

Je ne suis pas frontalière

C’est galère, (bis)

Je n’ai pas non plus d’piston

C’est trop con (bis)

Avec ça j’ai cinquante ans

Cinquante ans, c’est navrant… »

ET ÇA CONTINUE…  

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VOUS AVEZ DIT COMBIEN ?…  

22,5% = 6,7 millions de Fr.CH 100% = ?

Calculez vous-mêmes ;

Aux chiffres cités dans l’article ci-dessus il faut bien sûr rajouter le prix de journée de 300Fr. par pensionnaire ; ce qui donne par mois : 300Fr. X 167= 1,5 million de Fr. par mois ne suffisent pas, à leurs yeux, pour gérer l’EMS de façon autonome.Les soins, médicaments, sorties sont facturés encore en plus et à part.  Passons, car les chiffres donnent le vertige ; et ce tournis les dirigeants n’y ont pas résisté. La nature humaine est faible et il faut être indulgent c’est ce qui justifie le pardon, la miséricorde, la compassion et tout le reste qui permet à Dieu de s’investir enfin en l’homme, sans quoi qu’est ce que Dieu ferait si les hommes étaient parfaits. Il deviendrait inutile. « Je me ferai un dieu pour tout me pardonner… » Daniel Balavoine.  On est étonné de tout l’argent qui reste entre les mains des dirigeants d’un EMS… Mais où va-t-il ? Mais quand on sait que le Conseil d’administration est constitué de grosses têtes politiques, inutile d’en dire plus, tout le monde a compris. Il n’y a pas seulement le train de vie de ses dirigeants…

Des comptes de bilan du ressort des commissions de surveillance, les familles devraient avoir droit de regard et connaissance, communication de la gestion et des chiffres de l’EMS. Or rien et aucune loi ne prévoit que les familles ou les autorités qui paient pour venir en aide aux personnes âgées placées, aient accès véritablement aux vrais comptes généraux de la résidence. Et la transparence ?   Ce n’est pas le premier scandale concernant un EMS ni le dernier ; d’autres se préparent. Un peu d’espoir à l’horizon des vieillards et leur qualité de vie, des chômeurs, des impôts des Genevois ? Personne ne sait d’avance les réponses…  Fin 2007 le Grand Conseil a voté une attribution de cinq millions de francs aux EMS. J’avais contacté un politique influent et nous avions un peu parlé de ce qui se passait dans certains EMS. En tant qu’infirmière, à cause de mon âge et de mon expérience certainement ; impossible de trouver un  poste ou alors casée pour un salaire minable et indécent par les mesures cantonales, avec des maltraitances et pas seulement sur moi mais constatées aussi sur les résidents. Tandis que le prix de journée explose, l’EMS tourne avec pas mal d’emplois cantonaux gratuits pour ces entreprises comme pour toutes celles qui profitent honteusement des chômeurs. Mon indignation s’est exprimée dans une question révoltée par rapport à  cette manne à des EMS qui en gagnent déjà beaucoup sur le dos des résidents et leurs familles sans que le confort des vieillards soit amélioré ou leur sort considéré en tant qu’être humain ; et ce n’est pas parce qu’ils reçoivent encore de l’argent qu’ils créeront du travail qui diminueraient le chômage des Genevois.  Cela fait tout de même près de cent mille francs par EMS, ce qui permet d’imaginer la création de deux postes au moins par établissement, soit quelques trois cents chômeurs qui trouveraient un emploi à nouveau stable et presque correctement payé. Non rien de tout cela. Les chômeurs ont bon dos et on peut tout faire sur eux comme sur les vieillards pour qui la résidence est la dernière demeure.  L’annonce choc qui m’est venue à l’idée pour me refaire mon travail et l’exercer en tout bien, toute paix et générosité : « Mieux qu’en résidence, gardez vos parents chez eux et prenez une bonne infirmière ! » je mettrai également « écrire au journal » pour éviter d’être assaillie par des coups de téléphone curieux, agressifs ou inutiles.  Il parait que beaucoup de gens recherchent quelqu’un pour les aider chez eux et on manque de professionnels et de dévouement dans la branche ; j’ai donc toutes mes chances…  

Et à propos d’impôts, j’ai un crédit d’impôt dont je n’entends plus parler. J’ai déjà reçu tous les papiers pour la déclaration de 2007 mais aucun bruit au sujet de ce surplus payé qui me rendrait bien service s’il m’était rendu. Le pire c’est que je n’ose pas bouger pour en parler avec l’autorité fiscale, pourtant j’ai besoin d’une attestation qui ne m’a toujours pas été délivrée. Mais il parait qu’ils ont au moins deux mois de retard.  Dans l’administration genevoise il y a au moins dix mille postes occupés par des frontaliers français. Comment s’étonner dès lors que la politique genevoise soit contaminée par des bizarreries au relent rance de France. Au canton de Vaud on s’étonne beaucoup et on ne comprend rien à ce qui se passe à Genève. S’ils savaient que cette nouvelle colonie française a les tripes malades de ses mutations !  Bien entendu à Val Fleuri j’avais postulé maintes et maintes fois. On ne répondait même pas. Même pour devenir bénévole il faut tout un dossier et pattes blanches, voire des soutiens et pistons et ils font une enquête quand on veut devenir bénévole! Des fois qu’on serai espion…!

Idem dans un EMS ayant à sa tête un infirmier français : un extrait de casier judiciaire ne suffit même pas pour devenir bénévole et rendre visite aux vieillards. Le filtre et les filtrages fonctionnent bien.  Lui aussi fonctionne avec un effectif très important de frontaliers et frontalières et avec des emplois cantonaux gratuits. C’est lui qui a appelé cela : « Le beurre, l’argent du beurre et la confiture aussi madame ! » L’enfoiré dirait Coluche !  

Ces dérapages dus aux sentiments d’impunité et de toute-puissance, peuvent provoquer des signes extérieurs ostentatoires d’abus de biens sociaux. Cela aussi a dû être importé et c’est contagieux ! ou alors la nature humaine est la même sous tous les horizons dans sa mauvaiseté et son ignominie. Comme disait Balavoine il n’y a que deux races : « ou les vrais ou les faux » et tous les faux se ressemblent, sont taillés selon le même schéma ; seule différence ils sont physiquement dissemblables c’est tout.  La marmite cocotte, espérons qu’elle devienne cocotte minute pour une explosion et un grand nettoyage. 

La suite Maestro !

Article depuis le site internet de la Tribune de Genève. Citation telle que. visible sur internet. Et ce vendredi 1er février il y en a eu encore un, découvrez-le vous-même mais je crois que l’on en sait assez sur cet EMS. D’autres vont être épinglés et j’attends cela avec impatience et plaisir avancé. Article reproduit intégralement

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« Genève et région

RSS

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Un rapport de l’Etat fusille l’EMS de Val Fleuri

| 00h00 L’Inspection cantonale des finances s’est intéressée de près à la gestionde cet EMS en 2005. Elle épingle son directeur, son salaire, sa voiture de fonction. Et met en cause certains repas somptueux. L’EMS plaide non coupable sur la plupart des points. La commission de contrôle de gestion enquête à son tour.

STEEVE IUNCKER GOMEZ | L’EMS de Val Fleury. MARC BRETTON | 23 Janvier 2008 | 00h00

«La réalisation des objectifs de la Fondation se fait au travers d’une organisation financière saine.» La phrase figure sur le site Internet de l’EMS Val Fleuri, à Champel.

Mais l’Inspection cantonale des finances n’est pas de cet avis. Elle rend un rapport au vitriol sur l’institution après l’audit de ses comptes 2005. La commission de contrôle de gestion, saisie du sujet, va à son tour mettre son nez dans cette affaire.

Mais que reproche-t-on au juste à Val Fleuri? Florilège.

Des repas gastronomiques et un voyage avec les épouses.

Les réunions, ça creuse. Et les creux, ça se comble. En étudiant la rubrique «Frais de délégation», l’ICF est tombée sur des frais de bouche. Les membres du conseil de fondation ont dépensé 8454 francs pour se payer cinq gueuletons dans divers restaurants gastronomiques.

Les comptables, qui sont parfois des gens taquins, calculent: «Le coût des repas oscille entre 92 francs et 288 francs par personne.»

Une autre facture d’un montant de 11 786 francs porte aussi sur des dépenses dans un restaurant.

A la même période, le conseil s’est envolé pour cinq jours pour le Portugal avec les conjoints. Dépense: 29 768 francs. L’ICF commente: «Les multiples repas gastronomiques et le voyage ne satisfont pas au principe de l’emploi judicieux et économique des moyens.»

Un directeur très bien payé.

Un bon directeur a un prix. Est-ce pour cela que Daniel Pantel est engagé au-dessus des normes définies par la convention collective? L’addition de son salaire et du montant payé pour la voiture correspond à une classe 31-32 ou 33 de l’Etat, des classes de salaire appliquées au procureur général, au chancelier, etc. Soit plus de 200 000 francs. Pour l’ICF, «il en résulte un surcoût de 35 823 francs par an».

Certains employés sont aussi mieux payés que prévu par la CCT. D’autres moins. Mais le directeur est le seul à disposer d’une voiture de fonction.

Le même directeur a également effectué pour son EMS un mandat de deux ans payé 40 000 francs. Il s’agissait de séparer Val Fleuri en deux, avec, d’un côté, les immeubles (la fondation), de l’autre, l’exploitation (la SA gérant l’EMS). L’ICF estime que ce travail relevait de l’activité normale du directeur: elle n’aurait pas dû donner lieu à un mandat particulier.

«Nous aurions dû faire appel à un mandataire externe et payer plus cher», riposte en substance Val Fleuri.

?Qui décrochera le magot?

L’autre grande partie du rapport est consacrée aux fonds propres de l’entreprise. Selon les calculs de l’ICF, Val Fleuri dispose de presque 40 millions. Enfourchant son dada, l’ICF accuse aussitôt l’institution d’avoir accumulé cet argent au cours du temps en économisant sur la subvention versée par l’Etat. Elle réclame en conséquence son retour dans les caisses du canton.

Val Fleuri conteste le calcul de l’ICF. Elle précise: «Val Fleuri ne perçoit pas que des prestations financières de l’Etat, mais aussi des frais de pension, les recettes des caisses maladie, les prestations complémentaires, de même que les dons et legs.»

commentaire

Toutes les réactions

Etonnant ? | Karpis | 23.01.08 | 15H06
… vous avez la réponse.
Encore une chose qui fonctionne bien à l’Etat (ou assimilé). Ca commence à faire beaucoup. Et après, on vient nous faire la morale sur la manière de gérer notre argent.Sachant déjà que les EMS se servent assez grassement (et de manière … “brusque”) sur l’argent des petits vieux pour des services qui sont souvent loin d’être à la hauteur …Sachant qu’une fois encore ces directeurs ont tendance à se sentir au dessus des lois (et de la moindre règle éthique).Ca sent les TpG, ça sent l’Office des Poursuites, et ça sent bon l’Etat. »

ON AURA TOUT LU… » source Tribune de Genève

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Un nouveau scandale en vue : les TPG envisage de réserver une bonne part des nouveaux emplois à créer pour les frontaliers. Naturellement seul le piston fonctionne. Les Genevois sont atterrés. Mais comme il est question de créer une nouvelle province (ce qui est déjà en réalité) incluant Genève, Annemasse, le pays de Gex et jusqu’à Annecy, toutes les prévisions en matière de routes, réseau ferroviaire, logements et j’en passe est avancé pour les frontaliers proches. Genève mégapole. Voilà et viva l’Escalade !

Pour Frontalier(ère) …De préférence

Ce poste, photo ci-dessous, est encore en ligne ce mercredi 6 février 2008 et parait encore dans la Tdg. Ils s’occupent des formalités pour l’obtention du permis de travail avec discrétion absolue. Ils ont tout dit. Pour moi Genevoise il est inutile de postuler. A Genève les adresses et les boîtes aux lettres se vendent sur petites annonces… Et vive les bilatérales !

Les droits de pratique s’obtiennent au nom de l’EMS et non plus selon l’adresse de domicile. C’est ainsi que des marseillais(es) et autres départements très éloignés de Genève ou de la Suisse obtiennent des permis de travail. C’est toute la France et tous ses départements qui sont frontaliers !

En tant que Genevoise, regarder et se taire. Les autorités laissent faire que peut y changer un ou une ou une poignée de citoyens ?

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C’est la guerre ! Et les Genevois l’ont perdu !

Circulez y’a rien à voir, rien à dire. « La dictature c’est : ferme ta gueule, la démocratie : cause toujours » Coluche.

Au suivant !

Oser, oser Joséphine

Edition des 27-28 février 08
Et on en passe et des meilleures.

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Merci Maître ; vous avez tant raison Ô Maître Vénéré !…

Là vous prenez la voix chevrotante et vous vous inclinez pour saluer le Maître dont la plume vient d’éclater en tonnerre. Dommage que ne vienne l’éclair pour les anéantir ! Ô Maître…

Ainsi font, font, font…. Et ce sont les mêmes qui…

Suppriment les mesures cantonales ; Paient aux chômeurs replacés en emploi temporaire des salaires indécents et indignes…

Ils sont contre le dumping salarial mais le pratiquent eux-mêmes. Faites ce que je dis, pas ce que je fais (voir le bulletin de salaire publié / voir “Reine hypocrisie” ou la prise de position scandalisée d’un certain syndicat…) ;

« le roi est nu ! »

A MEDITER  

Voici des rapports très intéressants à connaître ; consultables sur le site : www.geneve.ch/dse/csme.asp Entre 2006 et le début de cette année 2008, les demandes de permis de travail à Genève a doublé. En ce début d’année 2008, c’est près de 89% de permis de travail pour les frontaliers contre 16% pour les résidents.  A l’organigramme vous comprendrez bien ce qu’il y a à comprendre. Comprendre ne veut pas dire pouvoir faire ou s’opposer. Ainsi Thierry Meury n’a pas fini de gueuler, mais à quoi cela sert-il ? Ecoeuré jusqu’au vomissement, la nausée permanente, la rage au cœur, la révolte et la colère aux lèvres et aux yeux : à quoi cela sert-il ? Les enfants de Caïn sont chez eux  et détiennent les pleins pouvoirs partout, sur tout, en tout temps.N’oublions pas cependant que ce que l’on nous montre n’est que la petite partie visible de l’iceberg. La vérité est ailleurs comme diraient certains, au-delà du réel que l’on veut nous faire avaler.

La pauvreté de ces maudits travailleurs

L’esclavagisme continue, il a simplement changé de forme et il est en plus bardé de droits et de conventions collectives ! Les lois on en fait bien ce que l’on veut, et « des droits il n’y en a pas pour tout le monde »… En tout cas pas de droits pour ces salauds de pauvres.

article-130208-working-poor.JPG    On ose en parler ailleurs, pas ici. Ici c’est pire mais il ne faut rien dire. Mais bon Thierry Meury parle pour tous ceux qui n’ont aucun droit à commencer par le droit à la parole et il dit, il dit tout, tout ce que les autres pensent, pensent très fort, pensent tout bas parce qu’ils n’ont pas le droit de l’ouvrir. Surtout ne rien dire, ne pas bouger, pas même un cil, ni un soupir ou le désir d’un soupir…

Paie et ferme ta gueule…

A propos de fraude fiscale dont parle le chroniqueur, j’ai encore à payer sur 2006 alors que plus de six mille francs ont déjà été perçus par les impôts. Mais direz-vous si je paie tant c’est que je gagne beaucoup. Même pas. En fait pour un revenu brut retenu sans frais (car je me déplace avec des ailes et je me nourris de l’air du temps n’est-ce pas… : rien de ces frais ne m’a été déduit, ni non plus cinq mille cinq cents francs d’assurances maladie de base, pas de frais de perfectionnement etc.,) j’ai gagné brut et pour deux personnes au foyer, en 2006, la somme formidable de 43461Fr.Avec le rabais d’impôt forfaitaire de 15587Fr. j’ai déjà payé 6298,85Fr. Ils me trouvent encore à leur devoir : 406,25 + 287,05. !!!  Je me suis rendue au guichet et vu un fonctionnaire avec tous mes papiers : il parait que c’est normal. Et comment je fais pour payer encore ça ? Moi je suis résident et je paie aussi des impôts !!! Comme si ma question s’était transformée en je ne sais ce qu’il a entendu.  Le temps de la poser et qu’elle lui parvienne elle avait changé de sens. -          Seulement vous, vous avez un travail, pas moi….  Car il faut payer même quand on n’a pas de revenus… le fonctionnaire qui m’a reçu dans l’administration fiscale suisse est un frontalier… 

ENCORE !!!

Revenons aux EMS car trois autres établissements viennent d’être épinglés pour leur gestion. Où sont passées les finances des EMS La Tourangelle, les Sapins, la Louvière ?

Genève et région

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Trois directrices d’EMS mises en cause pour mauvaise gestion

| 15h12 L’Inspection cantonale des finances (ICF) a mis au jour de nouvelles dérives dans trois EMS genevois. Elle reproche à leurs directrices une gestion hasardeuse des deniers publics, ainsi que des versements indus pour plusieurs centaines de milliers de francs.

© Pascal Frautschi

ATS | 21 Février 2008 | 15h12

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A qui le tour ?

Place aux belles dames et leur train de vie sur le dos des petits vieux !

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REINE HYPOCRISIE  

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Sur le site internet de l’association transfrontalière, le syndicat donne des conseils et tuyaux pour se faire embaucher à Genève… il n’y a pas de petits profits, s’infiltrer c’est aussi profiter du fric qui n’a pas d’odeur et contrôler tout en décriant ensuite… Cela s’appelle hurler avec les loups et aboyer avec les chiens, comme le caméléon,  ou plutôt c’est du caméléonisme, maladie opportuniste très contagieuse dont les porteurs sains ont un terrain prédisposé d’arrivistes parvenus !

ON REMPLACE LES EMPLOIS TEMPORAIRES PAR…

Les systèmes (français) périmés trouvent recyclage pour des échecs améliorés…. (citation)

A l’étranger. Le comble de la réussite pour une république bananière c’est de réussir à exporter ses échecs en les faisant passer pour des réussites. Savoir dorer les pilules amères est une spécialité francise et précise.

La suppression des emplois temporaires est en train d’être remplacée par des emplois dits de solidarité. Un emplâtre sur une jambe de bois. Même pisser sur un violon pourrait produire un son, pas les emplois solidarité. La même chose mais on change de nom pour créer l’illusion. Le shadokisme, la « république bananière » propre à certain pays voisin où sévit le sarkozisme tel un sarcome contagieux et pas seulement pour des systèmes de m… Pour l’augmentation des salaires des PDG et grosses têtes, le sarkozisme trouve preneur et étend ses tentacules.  L’annonce ci-dessous marque le tournant vers plus d’injustice encore. On appelle ça de la solidarité. Ceux qui se gargarisent de mots produisent beaucoup de maux dont ils se moquent pas mal : ils ont plus qu’il ne faut pour leur quotidien et n’ont jamais su ce que c’était que de regarder à la dépense, compter chaque franc ; eux les nantis qui suçent le sang des pauvres et pressent de tous leurs pouvoirs de saigneurs sur les chômeurs.

Voilà ce que deviennent les emplois cantonaux : ils changent de nom seulement et ils deviennent réservés à certains, à quelqu’un dont on se demande comment se fait la sélection et quels en sont les critères. En plus de ne durer que six mois au lieu de douze, on supprime à tous les chômeurs, les allocations chômage qui, elles ne sont versées que si on a totalisé 12 mois minimum de travail salarié. Combien de chômeurs vont pouvoir réussir à totaliser le nombre de mois nécessaire et comment vont-ils faire ? Très peu en réalité, quant à savoir comment, pas de réponse. On fait la place à plus de précarité, plus de mépris, moins de droits encore qu’il n’y en avait mais à plus de richesses pour les entreprises et leurs gérants. L’insécurité complète en tout temps et à tous âges pout tout demandeur ou chercheur d’emploi.

L’annonce ci-dessous est prélevée sur le bulletin des places vacantes en ligne sur internet et ces places sont réservées en général. Il est inutile de postuler. Même l’état ne répond pas aux candidatures ou quand par chance extraordinaire il y a réponse elle ne diffère en rien de celles des entreprises qui se voudraient respectables parce qu’elles répondent. Mais c’est invariablement : « …vous n’avez pas le profil… ». Phrase qui ne veut strictement rien dire. Ou bien seulement une phrase disant qu’ils ont bien reçu votre candidature. Point, c’est tout. Et c’est réservé, comme disait le député Eric Stauffer : “un frontalier qui prend un poste sur Genève, ramène tous ses copains, en fait rentrer dix”.

extrait du site et reproduit intégral


Département de la solidarité et de l’emploiOffice cantonal de l’emploi 

  Collaborateur/trice socioprofessionnel/le (en cours d’évaluation)  à 100% 

Rattaché à la direction des emplois de solidarité, le-la collaborateur-trice socioprofessionnel-le sera chargé-e d’assurer le démarchage auprès des organisations à but non lucratif genevoises afin de promouvoir le développement d’emplois de solidarité. Ce service, nouvellement créé, vise à assurer le déploiement d’emplois de solidarité destinés aux demandeurs d’emploi en fin de droits les plus fragilisés. A ce titre, le-la titulaire sera chargé-e de : a) 1 poste pour promouvoir les emplois de solidarité et de prospecter de nouveaux partenaires dans le domaine associatif, les fondations, les coopératives et autres structures à but non lucratif. Pour ce faire, il-elle sera amené-e à organiser des séances d’informations collectives et à rencontrer les organisations afin de leur présenter la nouvelle loi cantonale en matière de chômage. Le-la titulaire examinera avec elles les possibilités de développer des emplois de solidarité en leur sein. b) 1 poste pour soutenir les conseillers ORP dans l’analyse de l’éligibilité de futurs demandeurs d’emploi en fin de droit, pour un emploi de solidarité. Le-la titulaire assurera une permanence dans les agences ORP et examinera les dossiers des potentiels bénéficiaires, afin de les orienter sur des emplois adéquats. Pour ces 2 postes, le-la titulaire devra aussi assurer le suivi des projets, tant au niveau interne (tenue des tableaux de bord), qu’externe (relances, informations, transmissions des documents nécessaires). Il-elle devra présenter aux organisations partenaires des dossiers de demandeurs d’emploi en fin de droit présélectionnés et assurer l’adéquation entre ces derniers et les postes au concours. 

Formation :

Formation universitaire ou jugée équivalente. Expérience confirmée dans l’insertion socioprofessionnelle.  

Compétences particulières caractérisant le poste :

Excellente connaissance du tissu associatif genevois et des dispositifs d’insertion socioprofessionnelle. Aisance dans les contacts humains et bonne présentation. Parfaite capacité de communication écrite et orale. Bonne capacité d’adaptation, flexibilité et dynamisme. Esprit d’analyse et de synthèse. Grand sens de l’organisation et de la planification. Résistance au stress. Excellentes connaissances des outils Microsoft Office (Word, Excel, Outlook, Powerpoint). 

Observations:

Il s’agit de 2 postes

Lieu de travail:

Glacis-de-Rive 6 - 1207 Genève

Entrée en fonction : dès que possible

Délai d’inscription : 05.02.2008

Adresser votre offre à :

M. Daniel Fradkoff, chargé de mission
Office cantonal de l’emploi
Glacis-de-Rive 6
Case postale 3938
1211 Genève 3

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MESURES CANTONALES (suite) 

« L’inemployabilité » des chômeurs 

« C’est nouveau ça vient de sortir » dirait Coluche 

C’est réservé aussi : aux femmes, aux jeunes sans formation, aux quinquagénaires.

Ici c’est une femme de 59 ans qui fait part de sa nouvelle qualification.   Ce n’est pas une bourde, c’est le nouveau règlement, de nouvelles adaptations face aux chômeurs et chômage… et ce n’est pas fini.  La suite de la suppression des emplois temporaires, c’est la suppression du revenu minimum cantonal d’action social. C’est un bureau spécial rattaché au service des mesures cantonales et qui s’occupe de verser cette allocation quand on n’a plus droit aux allocations chômage et que l’on est sans emploi. Là aussi tout un dossier à constituer et une enquête à subir, à traverser. La suppression des emplois temporaires dont le travail est payé le minimum déjà, entraîne la suppression de ce RMCAS qui est d’un pourcentage X du salaire grabataire versé par les mesures cantonales employeur. C’est le contenu de la lettre publiée dans la tribune de Genève que la chômeuse a envoyée au journal, et où la direction lui dit qu’elle est « inemployable » !      chomage_pas-de-rmcas_tdg-1-203.JPG  Existe-t-il une limite à l’indécence ? Non certainement pas.  A un centre officiel de l’emploi, quand on convoque les chômeurs pour une séance d’information, on les enferme de l’extérieur, dans la salle… cela laisse suggérer beaucoup de choses… ( voir plus haut l’article en question)La France a exporté ses systèmes et aussi son mental. Ses travailleurs ont pris la place des Genevois au boulot. Cette exportation ne va probablement pas s’arrêter là. Au pays de Calvin, il y aussi de la place pour les systèmes de Vichy d’autant que ceux qui occupent les postes clés sont les dignes héritiers de leurs pères des années 40. « Et le vent qui souffle ici, vient de là-bas ».                  -    Ah Merde alors !     -    tout-à-fait, vous y êtes ! c’est une blague que se soufflent les fauchés, les frustrés, les laisser pour compte quand ils se retrouvent autour d’une table ronde dans un tea-room populaire où ils ne sont pas obligés de boire autre chose que de l’eau, qui est encore gratuite. Pour l’instant.

Toujours et encore Et de plus en plus de

Paul Ution

Le chômage endémique et la pollution à Genève sont deux problèmes jumeaux et tiennent à la même source. A part un député d’un certain parti politique genevois qui se fait de plus en plus montré du doigt alors qu’il est le seul à parler du vrai problème, personne ne tient à évoquer la réalité qui est une et indivisible, mais tout le monde le dit tout bas : le transit et le chômage dus au nombre pléthorique de frontaliers. Même une députée française s’en émeut et s’élève contre le nombre exponentiel de migrants français qui viennent travailler du côté suisse. La France est en train de manquer de main d’œuvre française. Ils viennent tous en Suisse.

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En réponse, certains veulent instaurer des péages comme en France… Ce serait une excellente idée sauf que, on n’a pas le droit de le faire à Genève, il parait. Pourtant on devrait leur appliquer les mêmes règles ici que celles qu’ils nous font subir. Seulement que sont devenues nos lois cantonales depuis les bilatérales ? Un chapitre à étudier !

CONFIRMATIONS 

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Genève ne jette pas seulement ses professionnels de tous bords, à commencer par des soignants de qualité, mais aussi ses vieux !   Après mal les soigner… 

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On ne parle pas des maltraitances aux vieillards qui n’ont pas de famille ou dont les familles sont trop loin. M. Chevalier était quelqu’un de connu. Les autres petits vieux sont entre les murs d’EMS livrés aux pouvoirs de soignants pas toujours compétents mais venant des frontières et acceptant des salaires plus bas. Ainsi Genève se retrouve avec soixante cinq mille frontaliers…

le fric est roi, la méchanceté est reine, triomphent les imbéciles et la connerie humaine.

Un seul but : le fric. Un seul stratège : profit et mépris.  

J’ai fini par écrire au service concerné, car pointer des recherches d’emploi sans effets et sans avoir la possibilité d’un placement comme se targue de le proposer le département de la solidarité et de l’emploi dans ses nouvelles structurations, c’est continuer à faire le zouave, le pantin juste pour permettre à une grognasse de conseillère de merde qui a promis de ne plus rien faire pour moi, sauf à m’écrire en recommandé (l’argent des contribuables ne lui coûte rien) pour me relancer si j’ai un jour de retard pour lui faire passer des feuilles (qu’elle a déjà reçue!…) à fin d’étoffer ses dossiers et justifier ainsi sa place, ses heures de bureau et son salaire de merde. Voici cette lettre :         

lundi 28 avril 2008                                                                     

Lettrerecommandée                                        

Direction Mesures Cantonales                                                                       

1227 Carouge 

Madame,  

Actuellement je ne fais l’objet d’aucun intérêt de la part de ma conseillère qui a renoncé à me placer, sauf à remplir et déposer des recherches d’emploi.  J’ai toujours recherché un emploi et fait loyalement tout le nécessaire pour remplir toutes les conditions sans que l’OCE ne soit jamais intervenu pour m’aider à obtenir mes validations de formations.  Suite à mauvais traitements de la part de l’équipe de l’EMS la (C…………) j’ai fait l’objet d’un licenciement abusif scandaleux sans que ma conseillère qui était au courant de l’ambiance pourrie et du mobing au sein de cette équipe dès le départ, ne soit jamais intervenue.  Dès que la commission fut passée en novembre 2007 dans l’EMS et pour m’être élevée contre des maltraitances sur des résidents, j’ai été mise à la porte sans préavis et sans être entendue. Leur décision était déjà prise avant que je reprenne mon poste… La direction de l’OCE m’a désignée d’office comme fautive.  

A l’entrevue à l’EMS (V….), le directeur a carrément mis en doute mes qualifications d’infirmière : cela personne à l’OCE n’en a parlé.  J’ai même, grâce à une con-seillère très zélée à l’OCE, été amendée pour faute grave, et désignée comme responsable de mon renvoi ! 

logique aujourd’hui on fait le procès des victimes, atavisme psychique inhérent au genre humain, cette perversion veut que la victime soit responsable de ce que son bourreau lui a fait subir! 

La conseillère m’avait déjà spécifiée qu’elle ne me placerait plus…  

Pas pour moi 

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Le chef du bureau à l’engagement fait ce qu’il veut et il m’a refusé : il est frontalier…

j’ai postulé en face côté français: on m’a refusé car j’habite à Genève.

Bilatérales sans réciprocité…

J’avais également constitué un dossier pour devenir indépendante et faire rembourser mes soins par les assureurs. Le directoire des assureurs a refusé de m’accorder un numéro RCC me taxant d’être non pas infirmière mais  « assistante médicale » !!! Mon dossier est complet et comprend toutes les attestations nécessaires et diplômes certifiés !   Comme quoi, on fait bien ce que l’on veut de la vérité, on fait ce que l’on veut des lois; et des droits tout le monde n’en a pas. La majorité des postes dans les administrations sont pourvus par des frontaliers qui barrent la route de toutes les manières aux genevois car ce type de comportement est typiquement et originalement originaire d’en face, « l’autre côté ».

 Comme le dit M. Chevalier la FSASD se fait remarquer maintenant par la mauvaise qualité des soins aux personnes âgées à domicile. C’est toujours pour la même raison : fric.

Moins payés pourquoi faire des heures ou de la qualité ? Cela ce sont les frontaliers. Avec le change en euro, ils arrivent quand même à mieux vivre en France avec un salaire de quatre mille francs CH, alors qu’à Genève il faut au moins cinq mille francs mensuels nets pour s’en sortir et sans luxe aucun !

DES PROPOSITIONS DE CREATION AU DIP

J’ai postulé au département de l’instruction publique et proposé mes compétences comme intervenante auprès des écoles et collèges. en tant qu’infirmière en psychiatrie et psychanalyste que je suis également, diététicienne-nutritionniste en plus d’être infirmière en soins généraux. J’imaginais être une présence utile et bénéfique auprès des enfants et adolescents à problèmes et les aider à se sentir mieux dans leur peau et leur être tout en leur apprenant un mode de vie pour protéger leur santé par une alimentation saine; leur expliquer pourquoi et comment le réaliser. Le département de l’instruction m’a répondu qu’il n’y avait “aucun poste correspondant à ma demande et donc “était au regret de ne pouvoir y donner suite… “

j’avais même suggérée être payée en freelance, c’est-à-dire en indépendante et à l’intervention. Cela n’aurait certainement pas grevé le budget de l’état mais aurait produit d’excellents effets sociaux.

LA PIRE DES CONSOLATIONS

pour un chômeur, une chômeuse, la pire des consolations (et je suis volontairement ironique) c’est celle de se dire en constatant l’état des lieux : “ouf! je ne suis pas seul(e) au chômage on est des milliers voire des millions et c’est pas fini ! les plus à plaindre sont les riches eux qui ne cessent d’appauvrir les pauvres et les exploiter sans trouver remède ni soulagement à leur soif d’avoir ! Même quand ils mettent toutes les bourses du monde en alerte rouge, cela ne les soulage pas d’encaisser les milliards et regarder les autres tomber dans le précipice qu’ils ont creusé.

Rien ne peut soulager un riche, rien ne peut le rassurer, rien ne peut le rasséréner !… Quant à la soif de paraître elle est tout aussi  inextinguible. Cette soif de paraître passe par les tombes ouvertes sur lesquelles les vaniteux rajoutent de la terre incessamment (je me comprends) pour continuer de tuer les morts qui ne veulent pas mourir… et le Pouvoir c’est ça : oublier sa condition humaine qui fait mère nature reine de tout et décider de la vie de l’autre, des autres, avant d’aller pisser un coup.

Rien n’est pire que le genre humain qui est l’erreur ( pour très nombreux d’entre eux ) dans cette création de merde.

LES INDECENCES CONTINUENT

« Ces pauvres riches qui se suicident. Le fait que leur dieu-fric s’effrite et tremble les anéantit : ils ont eux-mêmes joué leur être. Leur être c‘est le fric, l’argent des autres devenu fric entre leurs mains et leur propriété  après qu’ils aient fait les poches des pauvres. Ils l’ont chouré, ils l’ont joué, ils le perdent, ils se tuent. L’argent perdu leur laisse et leur ramène le goût vrai du pain qu’ils ont volé aux autres. Ce goût de sueur, de sang, de larmes, de peines muettes, c’est l’argent des autres.

Les milliardaires se tuent à la perte d’un million. Ces maudits salauds volent aussi le désespoir aux pauvres ! Même s’il semble que le désespoir revienne logiquement aux pauvres, ces derniers ne s’y réfugient pas, ils continuent d’avancer un pas après l’autre, un jour après l’autre. Riches voulant se payer et croyant se payer le monde qu’ils prennent pour l’éternité grâce au fric, ils s’aperçoivent que celui-ci n’est après tout que du papier et même ce fric mué en or, cet or leur brûle les doigts et le gosier, brûle leur vie, devenant tel  le roi qui aimait tant l’or que tout ce qu’il touchait se transformait en ce métal précieux, et qui  mourut de faim ne pouvant plus toucher une miette de pain.

Ils ont taxé le pain, taxé la vie et se la sont offerte sans crainte de rendre compte un jour et devoir payer. Maintenant ils paient. C’est eux qui ont écroulé les bourses et c’est eux qui pleurent, se suicident…  il n’y a donc pas de limite à la pourriture ni à l’indécence, à l’impudeur et l’impudence. Tout cela est violence. Le suicide des riches responsables des marasmes et du crash boursier planétaire est une agression et une violence insupportable infligées à tous les pauvres. On devrait pleurer sur eux. Mais quand on ne pleure même pas sur soi-même ou pour soi-même mieux vaut ne pas s’arrêter à leur devenir : l’indifférence qui leur revient est le juste prix du mépris qu’ils ont pour les autres.

 TRESORS POUR LES PAUVRES

Quand on n’a pas les moyens, on récupère et on redonne vie aux objets et croyez-moi c’est payant. J’ai toujours aimé chiner dans les brocantes dès mon adolescence car je n’avais pas d’argent entre autres et, rêveuse comme je le suis, j’allais voir tous ces objets qu’on récupère, imaginant, écoutant la vie qu’ils avaient déjà vécu, les gens qui les avaient utilisé…

Voici ce que j’ai trouvé chez Emmaüs, une cafetière presque aussi âgée que moi et c’est une “perle” pour le café. En recherchant sur internet son origine, j’ai retrouvé la date de sa commercialisation sur le site du constructeur : cette cafetière particulière est sortie en 1957!

Rénovée, elle a retrouvé son lustre, elle est superbe et elle nous fait un excellent café. Comme quoi les objets nous survivent et ne demandent qu’à recevoir une nouvelle vie. Et voir les choses ainsi, ça c’est une richesse vraie.

je suis fière de vous la présenter. Je ne vous décris pas dans quel état elle était avant, ce n’est pas ça l’important; mais nettoyée et “bichonnée” elle est parfaite et fonctionnelle. Je suis très contente de mon acquisition. Un petit détail : elle m’a coûté trois francs. Oui, oui vous lisez bien: 3Fr. à la brocante. Merci aux gens qui en ont pris soin avant et lui ont donné vie pendant 50 ans pour que je la découvre et continue de l’utiliser avec joie. Merci à Emmaüs d’exister et de nous faire découvrir ces trésors. comme quoi, nous les chômeurs dont on a bradé la vie, on est des gens riches d’un mental et d’un coeur différent. Ma cafetière me rend joyeuse et bien d’autres choses encore ces jours-ci (je vous en parlerai la prochaine fois).

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À très bientôt ;)  Clara

Mardi 3 novembre 2009

voici un autre “bijou” perdu dans la poussière découvert au détour d’un vide-grenier. Maculé de taches de calcaire l’objet ne payait pas de mine. Caché dans tout un ensemble hétéroclite, on ne le voyait pas.  Puis d’un seul coup ce vase terne s’est détaché de l’anonymat. Je l’ai saisi et je l’ai examiné et d’un seul j’ai vu… le trésor que c’est. Un objet rare, unique par son vécu, unique par sa spécificité. Je vous présente deux véritables flûtes à champagne du cristal le plus fin.

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Je n’ai pas le champagne et pas les moyens de … mais de toute façon je n’aime pas son goût ni l’alcool. Mais j’ai les flûtes en cristal pour y boire des élixirs de santé, sans alcool, de mon invention. Elle est pas belle la vie ? ;)

Au fait je les payées deux euros !…

Clara


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Published in:Uncategorized |on février 5th, 2008 |

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